Efcharisto Hellas !

Hay una pregunta que siempre se repite con la gente con quien nos cruzamos y es “¿qué país os ha gustado más?”. Pues que sepáis que es una pregunta muy difícil de contestar. Cada país nos ha encantado de alguna forma: Eslovenia por sus bosques, Croacia por su costa, Albania por sus montañas... pero hacer un ranking entre ellos ni es posible ni es justo.

 

Por ejemplo Grecia, que la hemos atravesado por el norte de oeste a este, nos ha enamorado. Más por la generosidad de su gente que por sus paisajes. Esta zona del país se caracteriza por el cultivo del algodón y de los árboles frutales entre pequeños sistemas montañosos, penínsulas que se adentran en el mar y alguna que otra isla de ensueño. Y es que, aunque hemos visto paisajes muy bonitos, más bonitos han sido los encuentros que hemos tenido con los griegos.

 

Desde la anciana vestida de negro en las calles de Imeros explicándonos en griego y con señas de que estamos locos, hasta el vendedor de sandía de Feres que nos llama desde el otro lado de la calle “ella, ella” y nos regala un cuarto de sandía jugosísima partida en cachos, pasando por el camarero de Alejandría que no nos deja pagar el café y además nos regala fruta de su huerto, o por un señor de Zervochoria que viéndonos comer a la sombra de una capilla, nos trae dos peras y se sienta con nosotros, por mímica le explicamos nuestro viaje, nos ve beber agua entonces va a su camión y vuelve con dos cervezas, nos ve comer un huevo duro en la tapa de un tupperware (por no sacar los platos de la alforja) entonces va otra vez y regresa con 4 platos, 4 tenedores y 19 vasos de plástico, le explicamos que no los necesitamos pero entre sonrisas y mímica se empeña en que los guardemos.

 

Y esto no es todo, todavía queda más: el agricultor que en un cruce de camino detiene su pick-up lleno de cajas de fruta y se baja para darnos unos melocotones. Por cierto, el único camión que da gusto que te adelante es el que va cargado de melocotones por la fragancia que deja en el aire.

 

Normalmente, solemos montar los vívacs escondidos en la naturaleza pero a veces pasamos por campings para darnos una ducha de verdad, lavar un poco de ropa... y los campistas que tienen ahí sus residencias de verano, en enormes caravanas fijas rodeadas de jardines de revista, nos prestaban sillas (para no dejarnos sentados en el suelo), nos regalaban fruta e incluso uno compartío su pizza con nosotros.

 

Como sabéis, también usamos a menudo la red Warm Showers (cicloturistas que acogen a cicloturistas). En Drama, tuvimos la suerte de ser acogidos por Kostis, un joven enamorado de su ciudad y de las bicis, que no sólo nos hospedó dos días en su casa, sino que también nos ayudó recibiendo un paquete para nosotros y reparando una pequeña pieza de la bici de Emilie.

 

Y hasta aquí se puede pensar “¡pero qué majos son los griegos!”, pero todavía se puede más. El día antes de pasar la frontera de Turquía, nos sentamos en una terraza de Alejandrópolis para disfrutar una última vez de los cafés frappés que toman los griegos a todas horas, cuando un hombre se sentó a nuestro lado y empezamos a conversar sobre el viaje, sobre los Alpes, sobre su país. Este hombre que se llama Konstantinos es un gran apasionado entre otras cosas del trail (corrió el UTMB en el 2016) y de la isla de Samothraki situada enfrente de su ciudad. Konstantinos nos terminó invitando a comer pescado en una taberna de su barrio, “no big thing but local”, decía. Pero este pequeño sitio, junto con su compañía y su conversación fueron un gran regalo que nunca olvidaremos. Es más, volveremos a explorar su isla y seguramente el resto de Grecia.

 

 

Les gens que nous croisons nous posent souvent la même question : quel pays vous a le plus plu jusqu'à présent ? Et bien la réponse est tout sauf évidente ou aisée. Nous avons aimé chaque pays pour des raisons différentes : la Slovénie pour ses forêts interminables, la Croatie pour sa côte, l'Albanie pour ses montagnes... mais faire un classement entre eux serait impossible et injuste.

 

Par exemple la Grèce, que nous avons traversé par le nord d'ouest en est, et que nous avons adoré. Plus pour la générosité de ses habitants que pour ses paysages. Cette zone du pays se caractérise par de vastes cultures de coton et d'arbres fruitiers, entre de petits systèmes montagneux, des péninsules qui s'étirent sur la mer et quelques îles réputées sauvages. Car nous n'avons pas seulement vu de très beaux paysages, les rencontres que nous avons faites avec les grecs ont été plus belles encore. 

 

De la petite vieille toute habillée de noir dans une rue d'Imeros qui nous explique en grec et à grands gestes que nous sommes fous, au vendeur de pastèque de Feres qui nous appelle depuis l'autre côté de la rue "ella, ella" et nous offre un quart de fruit juteux et découpé pour nous, en passant par le patron de bar d'Alessandria qui refuse que nous payions le café et nous offre en plus des fruits de son jardin, ou par le monsieur de Zervochoria qui, nous voyant manger à l'ombre d'une chapelle, nous apporte d'abord deux poires avant de s'asseoir face à nous, puis, nous voyant boire de l'eau, va à son camion et en revient avec deux bières et enfin, nous voyant manger un œuf dur sur le couvercle d'un tupperware (pour ne pas avoir à sortir les assiettes des sacoches), retourne à son camion et nous ramène quatre assiettes en plastique, quatre fourchettes et dix-neuf gobelets qu'il insiste pour que nous gardions malgré lui avoir expliqué entre sourires et mimique que nous n'en avons pas besoin.

 

Et ce n'est pas tout, il reste le travailleur agricole qui, à un carrefour, arrête son pick-up plein à craquer de cagettes de fruits et en descend pour nous donner quelques pêches. D'ailleurs, le seul camion qui nous fait plaisir en nous doublant est celui rempli de fruits et qui laisse l'odeur des pêches derrière lui. 

 

Habituellement, nous montons le bivouac bien cachés dans la nature, mais parfois nous nous arrêtons dans des campings pour prendre une vraie douche ou laver un peu de linge... et les campeurs qui y ont leur résidence d'été dans d'énormes caravanes entourées de jardinets dignes des meilleurs magazines de décoration, nous prêtent parfois des chaises à force de nous voir assis par terre, nous offrent des fruits, l'un d'entre eux a même partagé avec nous sa pizza gigantesque. 

 

Comme vous le savez peut-être, nous faisons souvent appel au réseau Warm Showers (de cyclotouristes accueillant d'autres cyclotouristes). A Drama, nous avons eu la chance d'être accueillis par Kostis, un jeune amoureux de sa ville et du vélo, qui non seulement nous a ouvert les portes de sa maison pendant deux jours, mais nous a aussi aidé en recevant chez lui un paquet et en réparant une pièce du vélo d'Emilie qui nous promettait un jour un sale quart d'heure. 

 

Jusqu'ici on peut penser "qu'ils sont sympas ces grecs", mais ce n'est pas fini. La veille de notre passage en Turquie, nous nous sommes assis à une terrasse de café d'Alexandropolis pour savourer un dernier "freddo café" que les grecs boivent à longueur de journée, quand un homme s'est assis à la table voisine et a entamé la conversation sur notre voyage, sur les Alpes, sur la Grèce. Cet homme, Konstantinos, est un grand passionné, entre autres choses, de trail (il a couru l'UTMB en 2016) et de l'île de Samothraki qui fait face à sa ville. Konstantinos nous a ensuite invités à manger du poisson dans une taverne de son quartier, "no big thing but local" disait-il. Mais ce petit restaurant, sa compagnie et conversation ont été un grand cadeau que nous n'oublierons jamais. D'ailleurs, nous reviendrons explorer son île ! 


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Un immense merci à toute l'équipe de l'Ecole du Ski Français des Contamines-Montjoie pour leur soutien tant matériel que moral !