En el país de las cuevas y los osos - Au pays des grottes et des ours

1 mes, 1200 kilómetros, 2 litros de aceite de oliva

 

Es curioso como en un mes de viaje nos hemos acostumbrado a la vida sobre ruedas y a los pequeños rituales que marcan el ritmo de nuestros días: suena el despertador temprano, nos levantamos, recogemos la tienda, café, tostadas cada vez menos quemadas, a veces un segundo café... sin decir nada, nos repartimos las tareas para poder empezar a pedalear antes del calor. Una linda rutina que da paso a lo desconocido del camino, a la libertad de explorar y a los encuentros casuales siempre enriquecedores. 

 

En tres días, recorremos los 160 kilómetros que separan Venecia de Trieste. A medio camino, la hospitalidad de Luca, un activo defensor de la bicicleta como medio de trasporte, y el reencuentro con Martín (cicloviajero argentino) terminan de amenizar nuestra estancia en Italia. Antes de cruzar la frontera con Eslovenia, ya estamos en la región italo-eslovena del Kras (Carso en italiano), una gran extensión de roca caliza que dio nombre al famoso fenómeno kárstico. El mapa de esta zona es un sinfín de dolinas, cuevas, sumideros y surgencias, que hacen que todo el agua se filtre en ríos subterráneos. Es por eso que en el siglo XIX la necesidad de encontrar agua potable propició las primeras exploraciones de cuevas.

 

El país es conocido por su mundo subterráneo, grutas como la de Postojna, una de las más visitadas del mundo o la de Skocjan, reconocida por la UNESCO como Patrimonio de la Humanidad, y sobre todo por albergar al más mítico de los animales cavernarios, el Proteus Anguinus, un anfibio troglobio de unos 30 centímetros de largo, que evolucionó bajo tierra perdiendo sus órganos oculares, la pigmentación de su piel, desarrollando unos quimiorreceptores muy sofisticados y adaptando su ciclo vital al ritmo subterráneo (vive hasta 100 años, puede sobrevivir más de 10 sin comer, se reproduce desde los 14 hasta los 80 años)...¡Vamos, todo un campeón!

 

Antigüamente se relacionaban las cuevas con seres mitológicos y la leyenda decía que estaban habitadas por dragones. El proteo alimentaba esta creencia porque en periodos de importantes lluvias, cuando de las cuevas salían fuertes y ruidosos ríos de agua, éste se veía arrastrado por ellos. Los lugareños pensaban entonces que los dragones estaban tan enfadados que echaban a sus propias crías de sus moradas. 

 

Como no podía ser de otra forma, fuimos a presentarle nuestros respetos.

 

El país nos ha fascinado también por su grandes extensiones de bosques (el 60% de su territorio). Sabiendo que tiene la mayor población de osos de Europa, hemos recorrido el suroeste del país con la esperanza de cruzarnos con uno. Por un par de días, dejamos las bicis y subimos al Sneznik (o Monte Nevoso) un mirador natural en la frontera de Eslovenia y Croacia. Recibimos en su modesta cumbre (1796m) el último atardecer de los 29 y el primer amanecer de los 30 años de Emilie. 

 

Hemos sido recibido a lo grande por Marko y Vita en Sezana, grandes viajeros con 40000 kilómetros en las piernas y una lista innumerable de países ciclados, por Manuel y Esther, en Vremski Britof, una pareja italo-quebequense que nos ha hecho sentir entre amigos, y por Matjaz en Bac (biólogo que participó en la selección de osos eslovenos reintroducidos en el Pirineo francés) con quien, si nos descuidamos, podíamos haber hablado toda la noche.  Mil gracias a todos, hvala ! 

1 mois, 1200 kilomètres, 2 litres d'huile d'olive

 

C'est curieux comme en un mois de voyage on s'est habitués à la vie sur roulettes et aux petits rituels qui rythment nos journées: le réveil sonne souvent trop tôt, se lever, plier la tente, café, tartines de moins en moins souvent brûlées, parfois un deuxième café... sans rien dire, nous nous répartissons les tâches pour pouvoir commencer à pédaler avant les heures de chaleur. Une agréable routine qui laisse ensuite la place à l'inconnu du chemin, à la liberté de l'exploration et aux rencontres fortuites toujours enrichissantes. 

 

En trois jours, nous parcourons les 160 kilomètres qui séparent Venise de Trieste. En chemin, l'hospitalité de Luca, un actif défenseur du vélo comme moyen de transport, et les retrouvailles avec Martín (cyclo-voyageur argentin) rendent la fin de notre séjour en Italie encore plus agréable. Avant même de passer la frontière de la Slovénie, nous sommes déjà dans la région italo-slovène du Kras (Carso en italien), une grande extension de roche calcaire qui a donné son nom au fameux phénomène karstique. La carte de cette zone est caractérisée par une multitude de dolines, grottes, écoulements et résurgences qui font que toute l'eau se filtre en rivières souterraines. C'est pour cette raison qu'au 19ème siècle la nécessité de trouver de l'eau potable a favorisé les premières explorations spéléologiques. 

 

La Slovénie est connue pour son monde souterrain, des grottes comme celle de Postojna, une des plus visitées au monde, ou celle de Skocjan, inscrite au Patrimoine de l'Humanité par l'UNESCO, et surtout parce qu'elle abrite le plus mythique des animaux des cavernes, le Proteus Anguinus, un amphibien troglobie d'environ 30 centimètres de long, qui a évolué sous terre en perdant ses organes oculaires et la pigmentation de sa peau, a développé des récepteurs chimiques très sophistiqués et a adapté son cycle vital au rythme souterrain (il vit jusqu'à 100 ans, peut passer presque 10 ans sans se nourrir et se reproduit de 14 à 80 ans)... un champion en quelque sorte !

 

De tout temps, dans l'imagination populaire, les grottes ont étaient associées à des êtres mythologiques, la légende raconte qu'elles étaient habitées par des dragons. Le protée anguillard alimentait cette croyance car en périodes de pluies, des quantités d'eau invraisemblables sortaient des grottes avec fracas et l’entraînaient avec elles vers l'extérieur. Les locaux pensaient alors que la colère des dragons était telle qu'ils jetaient dehors leur progéniture. 

 

Nous ne pouvions bien sûr pas passer dans la région sans lui rendre une petite visite. 

 

Le pays nous a fasciné aussi par ses immenses forêts (60% de son territoire), sachant qu'elles contiennent la plus grande population d'ours d'Europe, nous avons parcouru le Sud-Ouest du pays dans l'espoir d'en croiser un. Pendant 24 heures, nous avons poser nos vélos et atteint à pied le Sneznik, un magnifique belvédère à la frontière entre Slovénie et Croatie. Nous avons dormi à son modeste sommet (1796m) pour commencer là-haut la nouvelle décennie d'Emilie par un superbe lever de soleil. 

 

Nous avons été reçus comme des princes à Sezana par Marko et Vita, grands cyclo-voyageurs avec plus de 40000 kilomètres au compteur et une liste sans fin de pays traversés, à Vremski Britof par Manuel et Esther, un couple italo-québécois chez qui nous nous sommes sentis comme chez des amis de longue date, et à Bac par Matjaz (biologiste qui a participé à la sélection des ours slovènes réintroduits dans nos chères Pyrénées) avec qui nous aurions pu discuter toute la nuit si nos corps nous l'avaient permis. Milles merci, hvala ! 


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Un immense merci à toute l'équipe de l'Ecole du Ski Français des Contamines-Montjoie pour leur soutien tant matériel que moral !