Primeras pedaladas - Premiers coups de pédales

7 días, 335 kilómetros, 3 países. 

 

Cerramos la puerta de nuestra casa en Contamines, en las alforjas todo lo necesario (o quizás un poco más) para un año de viaje.

Primera parada: dos días en Chamonix. Despedidas, barbacoas, últimos trámites y preparativos... parece que el momento tan deseado se resiste. Dejamos pasar el último chaparrón y arrancamos cuesta arriba hacia nuestro primer puerto de montaña, el Col des Montets. Ya lo habíamos subido varias pero esta vez es diferente, esta vez tenemos alas (quién lo diría con el peso que llevamos).

El objetivo para ese día es pequeño pero la recompensa es grande, dormimos en lo alto del puerto para disfrutar una última vez de las vistas sobre la Aiguille Verte, el Dru y parte de las Agujas de Chamonix. 

 

A la mañana siguiente una pequeña aduana nos indica que estamos en Suiza y comenzamos el segundo puerto de montaña, la Forclaz. Este da paso a un gigante valle glaciar, en forma de "U", por donde baja el Ródano. Lo remontamos siguiendo la EuroVelo 17. Los suizos han aprovechado todo este fondo de valle para cultivar todo tipo de frutas y verduras, y sus escarpadas laderas para viñedos. 

Seguimos el curso del Ródano durante dos días hasta la ciudad de Brig donde cogemos un tren que, por medio de un gran túnel, nos deja en la parte italiana del Col du Simplon ahorrándonos así casi 1500 metros de desnivel a los que no queremos someter aún a nuestras pequeñas rodillas. 

 

Ya en el Piemonte italiano, un nuevo valle glaciar, el Val d'Ossola, conduce hasta el Lago d'Orta y el Lago Maggiore. Elegimos al primero para bordearlo y salir a la depresión del río Ticino hasta la ciudad de Novara donde tenemos la suerte de compartir una noche con la familia de Daniele. Su mujer Mariarosa y su hijo menor Francesco nos hacen sentir como en casa. 

Al día siguiente nos adentramos en la Lombardía y en su zona de arrozales más grande de Europa, donde los mosquitos nos reciben con los "trompitas" abiertas. La parte buena es que podemos fotografiar a varias aves. Entre fotos y picaduras llegamos a Pavia, una de las grandes ciudades de la cuenca del Pô. 

 

Vamos lento pero seguro, tratando de asimilar que ya nos hemos ido, que este sueño ha comenzado a hacerse realidad y que estas ocho alforjas se irán llenando de vivencias y vaciando de necesidades.

7 jours, 335 kilomètres, 3 pays.

 

Nous fermons la porte de notre maison aux Contamines, avec dans nos sacoches tout ce dont nous avons besoin (et peut-être un peu plus) pour un an de voyage.

Première arrêt : deux jours à Chamonix. Adieu aux amis, barbecues, derniers papiers et préparatifs... le moment tant attendu semble nous résister. Nous laissons passer la dernière averse et commençons notre ascension vers le premier col de montagne, le Col des Montets. Nous l'avions déjà passé plusieurs fois mais celle-ci est différente, cette fois nous avons des ailes (ce qui peut paraître incroyable avec le poids de nos vélos).

L'objectif de ce jour-là est humble mais la récompense est grande, nous dormons en-haut du col pour savourer une dernière fois la vue sur la Verte, le Dru et les Aiguilles de Chamonix. 

 

Le lendemain matin, une petite douane nous indique que nous sommes en Suisse et nous commençons la montée du deuxième col, la Forclaz, qui donne accès à une immense vallée glaciaire où coule le Rhône. Les suisses ont profité du large plat de cette vallée pour cultiver toute sorte de fruits et légumes et ses pentes pour y planter leur vigne. 

Nous suivons le cours du Rhône pendant deux jours grâce à l'Eurovélo 17 jusqu'à la ville de Brig où nous prenons un train qui, à travers un long tunnel, nous laisse sur la partie italienne du Col du Simplon, s'économisant ainsi presque 1500 mètres de dénivelé auxquels nous ne voulons pas encore soumettre nos pauvres genoux. 

 

Le Piémont italien. Une nouvelle vallée glaciaire, le Val d'Ossola, débouche sur le Lac d'Orta et le Lac Majeur. Nous choisissons le premier pour nous conduire jusqu'au bassin versant du fleuve Ticino et jusqu'à la ville de Novara où la famille de Daniele nous fait nous sentir chez nous. 

Le lendemain, nous entrons en Lombardie et dans ses rizières où les moustiques nous reçoivent avec la trompe grande ouverte. Nous pouvons par contre observer et photographier un grand nombre d'oiseaux. Entre photos et piqûres, nous arrivons à la belle Pavia, une des grandes villes de la plaine du Pô. 

 

Nous avançons lentement, mais sûrement, essayant surtout d'assimiler que nous sommes partis, que ce rêve a enfin commencé à devenir réalité et que ces huit sacoches vont bientôt se remplir de vécu et se vider de besoins. 


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Un immense merci à toute l'équipe de l'Ecole du Ski Français des Contamines-Montjoie pour leur soutien tant matériel que moral !